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Problèmes et maladies

Moisissure dans le terrarium : causes, solutions et prévention

Un duvet blanc sur la terre, une tache grise sur une feuille. La moisissure du terrarium s’installe quand l’air stagne et que le substrat reste détrempé. Elle se traite en quelques jours si vous réagissez vite.

Un premier épisode dans un terrarium neuf n’a rien d’anormal.

Pourquoi de la moisissure apparaît-elle dans un terrarium ?

La moisissure est un champignon microscopique qui décompose la matière organique. Il lui faut deux choses : de l’humidité et quelque chose à manger. Un terrarium fermé fournit les deux, avec son air saturé, ses feuilles tombées, son bois, sa sphaigne. Les trois causes les plus fréquentes sont l’excès d’eau, le manque de ventilation et des plantes mal assorties au biotope.

Le premier coupable, c’est le pulvérisateur. Un coup de brumisation « pour la route », répété chaque jour, finit par saturer le substrat. Sans couche drainante au fond (graviers, charbon actif), l’eau stagne et les racines s’asphyxient.

Le choix des plantes compte aussi. Une succulente placée dans un terrarium tropical va pourrir, et sa chair en décomposition attire les champignons. Le bois et les pierres posés dans un bac fermé favorisent le mycélium, alors qu’un terrarium ouvert moisit rarement, faute d’humidité suffisante.

Un bloom de moisissure est courant le premier mois, même avec une bonne microfaune.

Comment reconnaître une moisissure dangereuse pour les plantes du terrarium ?

Un duvet blanc et cotonneux sur le terreau ou sur un morceau de bois est le cas le plus courant. Il se nourrit des sucres présents en surface et s’efface souvent en une à deux semaines. Avec des collemboles, il peut disparaître en 24 heures.

Le danger commence quand le champignon gagne les végétaux. Une poudre blanche ou brune sur les feuilles ou sur le tronc d’une plante signale que la moisissure peut se transmettre à la plante elle-même.

Une mousse qui jaunit ou blanchit demande un test avant toute décision. Touchez-la : si elle est sèche, il s’agit d’un manque d’eau, et une pulvérisation d’eau de pluie, minérale ou filtrée lui rend sa couleur verte. Si c’est un duvet blanc, elle moisit par excès d’humidité. Et si la moisissure revient après plusieurs semaines malgré vos nettoyages, le substrat drainé trop peu ou la lumière insuffisante sont en cause, car une plante affaiblie par le manque de lumière résiste moins bien aux attaques.

Comment éliminer la moisissure d’un terrarium ?

Mettez des gants et, si la zone est étendue, un masque : les spores sont assez petites pour être respirées. Retirez le duvet avec un pinceau, un coton-tige ou un chiffon propre, en nettoyant l’outil avant et après. Coupez ensuite les feuilles atteintes avec des ciseaux propres.

Comment éliminer la moisissure d'un terrarium ?

Ouvrez le terrarium pendant 24 heures pour faire chuter l’humidité. Si la moisissure couvre une grande partie du bac, rapprochez-le d’une source de lumière, sans soleil direct, et laissez-le ouvert 48 heures.

Pas de produit chimique : il tue aussi les collemboles.

Attendez que le substrat ait un peu séché (il doit rester humide, pas trempé), puis introduisez des collemboles. Pour un terrarium de 60 x 45 cm, 100 à 200 individus suffisent, et ils viennent à bout d’une moisissure blanche en 24 à 48 heures. Les cloportes, qui apprécient aussi la chaleur humide, mangent eux aussi les moisissures. Si le champignon s’est enfoncé, retirez la couche de substrat ou de sphaigne atteinte, puis réensemencez en collemboles et en isopodes, car une partie a sans doute été éliminée avec elle.

Une fois le bac propre, arrosez de nouveau avec parcimonie. Refermez, puis surveillez la condensation sur les parois les jours suivants, et recommencez l’opération si le duvet réapparaît.

Comment aérer et réguler l’humidité d’un terrarium ?

Un terrarium qui vient d’arriver chez vous se stabilise en quelques jours. Ouvrez-le une heure par jour, ou quelques heures pendant deux ou trois jours. La condensation vous sert de repère : de grosses gouttes qui masquent les plantes indiquent un air trop chargé.

Pour un terrarium fermé, un hygromètre donne la mesure. Visez entre 60 et 70 % d’humidité, sauf pour un biotope désertique qui demande bien moins.

Si la condensation reste excessive après réouverture, placez le bac près d’une fenêtre lumineuse, sans exposition directe au soleil. Une vitre fermée derrière laquelle brille le soleil agit comme une serre et ajoute de la chaleur à l’humidité. Pour les bacs très humides, une ventilation adaptée évite d’avoir à ouvrir le couvercle sans cesse. Quant à la brumisation, espacez-la tant que le sol reste frais au toucher.

Comment prévenir le retour de la moisissure ?

Tout commence au montage. Des éléments propres (bois, pierres, feuilles sèches) évitent d’apporter des spores dès le premier jour, et la couche de graviers ou de charbon actif empêche l’eau de croupir. Ajoutez la microfaune dès l’installation : les collemboles se nourrissent de moisissures et d’autres matières en décomposition avant qu’elles ne dégénèrent.

Choisissez des plantes qui correspondent au biotope. Les mousses et les Pilea glauca encaissent bien l’humidité d’un bac fermé.

Retirez chaque feuille tombée sans attendre.

Inspectez le substrat régulièrement et enlevez les débris ou les parties pourries avant qu’elles ne nourrissent le champignon. Surveillez la sphaigne en surface, qui retient bien l’eau et moisit souvent la première. Arrosez peu, et vérifiez que la lumière suffit : les plantes qui en manquent s’affaiblissent et deviennent des cibles. Dans un terrarium récent, laissez un mois au système pour trouver son équilibre.

Les collemboles qui grouillent sur le verre ne mordent ni ne piquent, et aucune transmission de maladie n’a été démontrée. Leur nombre signale surtout un air très humide, pas un danger : inutile de chercher à les éliminer.

L'entretien des plantes d'intérieur, une question à la fois : arrosage, lumière, rempotage, maladies, boutures, plante par plante.